RDC: Les conséquences des violences se font sentir par la flambée des prix sur les marchés de Béni
Un Marché des produits des champs. Archive
En République démocratique du Congo (RDC), le regain de violence dans le territoire de Beni affecte durement l’économie de la région. Les cultivateurs abandonnent leurs champs pour des zones jugées plus sécurisées. Conséquence par exemple : flambée des prix sur le marché de la ville de Beni. Acheteurs et vendeurs espèrent un renforcement de la sécurité.
Jeanine vend des cossettes de manioc au marché de Beni. Elle est obligée de se ravitailler juste aux alentours de la ville et, malheureusement pour elle, c’est à un prix beaucoup plus élevé.
« C’est de plus en plus difficile de se rendre au champ. Même ici, à Kalingati, vous ne pouvez plus vous y aventurer et c’est la même chose dans toute cette forêt. Ce n’est plus possible d’y aller », explique-t-elle à RFI
Beaucoup parmi les cultivateurs ont quitté les plantations pour se réfugier dans la ville de Beni. C’est le cas de Kavira qui n'est plus grossiste et se contente désormais de vendre elle aussi des cossettes de manioc au marché.
« Mon champ est à Hulungupa. Cela fait six mois que je suis ici à Beni. J’ai fui les tueries. J’étaits obligée. Tous les enfants sont avec moi. Ils ne vont même pas à l’école », témoigne-t-elle à la radio France Internationale
Cette crise ne concerne pas que les petits commerçants et affecte l’ensemble de l’économie de la région.
« Par rapport à Beni, nous avons le cacao et le café. Nous avons remarqué un impact. Cela surtout qu’au niveau international, il y a une baisse des prix. Localement, il y a la guerre. Mettez-vous à la place des habitants de Beni », souligne Gertrude Kahindo, présidente de la section locale de la Fédération des entreprises du Congo.
À Beni, la crainte d’une crise économique et humanitaire d’une plus grande envergure est à craindre, dit la société civile locale, surtout qu’à cause du regain de violence dans les zones considérées comme des greniers de la région, toute une saison agricole a été ratée.
Eustache Kaving/ Oeildupeuple.com







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